Dissolution

La dissolution de l'association prendra effet le 1er mars 2020. Voici une lettre de notre président:

Chers amis,

En 1983, à l’initiative de Rémi Loubeyre, il m’était donné de participer à un premier chantier de développement en Inde. Nous étions accueillis à Madras par le Père Claude D’Souza, successeur du Père Pierre Ceyrac, et à Usilampati (Tamil Nadu) par la sœur Dolorès. Ce fut le commencement d’une longue aventure à laquelle s’associait, quinze ans plus tard, le Père Christian Mellon. Dès 1985 était fondée l’association Inde-Espoir, grâce à Patrice et Catherine Bévierre et leur fils Pierre.

Dès lors, chaque année, un, deux, dix groupes d’étudiants se constituèrent, ils construisirent écoles, dispensaires, centres sociaux, maisons pour les sans-logis, centres de formation au développement, puits, sanitaires, chemins de désenclavement…

Les collaborations se multiplièrent avec les religieuses (Saint Joseph de Lyon et Ursulines-franciscaines), avec les Jésuites du Karnataka, du Tamil Nadu, de l’Andhra Pradesh, avec des diocèses (Monseigneur Miranda…). Un Conseil d’administration d’un grand dévouement apportait ses avis, ses encouragements, ses suggestions, son appui.

Trente-cinq ans ont ainsi passé. Près d’une centaine de groupes sont partis en Inde. Près de 2000 étudiants ont vécu l’aventure Inde-Espoir, souvent accompagnés par de jeunes jésuites. Environ 350 bâtiments sociaux ont été construits. Nous avons été, au cours de ces années, deux Jésuites expérimentés à superviser les groupes dans leur constitution, leur préparation, leur action sur le terrain. Nous avons ainsi passé de nombreux étés dans les villages ou près des slums, veillant sur les groupes. Des partenaires fidèles (J.M. Franklin, association d’anciens élèves, Société Emeraude …), des anciens des chantiers apportaient un soutien financier, source de stabilité.

Cette magnifique aventure se termine, la principale raison en est que les deux jésuites séniors Christian Mellon et moi, avons dépassé l’âge où notre présence sur le terrain était pleinement heureuse. Nous n’avons pas trouvé de successeurs. Ce n’est en aucune manière un signe de désintérêt de la Compagnie de Jésus qui a toujours apporté son soutien en France tandis que de merveilleuses coopérations se développaient avec les Jésuites indiens. Les sociétés française et indienne évoluent. Les aumôniers d’étudiants ont d’autres orientations, d’autres priorités. Des partenariats différents se développent entre notre province et les jésuites indiens… Il fallait tirer les conséquences de cette situation. Le Conseil d’administration a procédé à un discernement d’une année, au terme duquel, à l’unanimité, il a décidé de procéder à la dissolution de notre association, non pas de gaieté de cœur, non sans peine, mais avec le sentiment qu’une très belle mission avait été accomplie.

Le Conseil a souhaité célébrer une messe à laquelle tous ceux qui ont participé à un chantier pourraient prendre part. Il est important de rendre grâce à Dieu pour tout le bien qui s’est fait, pour la richesse des expériences vécues par les étudiants et nos partenaires, pour la générosité des bienfaiteurs d’Inde-Espoir, pour l’esprit de service des membres successifs du Conseil d’administration au long des décennies…

Nous souhaitons aussi célébrer cette eucharistie avec une pensée particulière pour Sister Dolorès récemment décédée et pour le père Claude d’Souza qui s’est éteint à Madras voici environ dix-huit mois.

C’est pourquoi le Père Christian Mellon et le C.A. d‘Inde Espoir s’associent à moi pour vous envoyer cette invitation. Nous serions très heureux que vous puissiez vous joindre à nous pour participer à cette messe d’action de grâce, le samedi 29 février 2020 à 18h30, en la chapelle du lycée Saint-Louis de Gonzague, 12 rue Benjamin Franklin, à Paris 16ème.

Merci de faire parvenir ce mail à tous les membres de votre groupe dont vous avez les adresses mails. Les fichiers d’Inde Espoir ne sont malheureusement pas très à jour ni très complets.

Soyez assurés de notre fidèle amitié et de notre religieux dévouement,

Patrick Langue s.j., président d’Inde-Espoir